Un appel à l’action, faire naître la volonté du changement
Mars 2003
Articles à la une

Manifestation de « Nunca Mais », à la Corogne, en Espagne, le 29
décembre 2002.
Avec la tragédie pétrolière du Prestige, nous ne pouvons
plus ignorer qu’en tant que simple individu, nous avons le pouvoir de changer quelque
chose à cette situation. Nous devons déclarer « Nunca Mais » - Plus jamais !
Crédit photo : Ocean Futures Europe
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Pendant des décennies, les citoyens du monde ont patiemment enduré la suffisance de nos
preneurs de décisions. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne une politique
saine de protection des océans. Avec la tragédie pétrolière du Prestige, qui
continue à ravager les côtes d’Espagne, du Portugal et de la France, nous ne pouvons plus
nous permettre de rester inactifs. Nous ne pouvons plus seulement nous reposer sur des
processus politiques longs à se mettre en place pour résoudre un désastre en cours d’une
ampleur monumentale. Et nous ne pouvons plus ignorer qu’en tant que simple individu, nous
avons le pouvoir de changer quelque chose à cette situation. Nous devons déclarer
« Nunca Mais » - Plus jamais !
Nous connaissons les problèmes qui se posent à nous, nous connaissons les solutions mais
ce dont nous avons besoin, c’est de la volonté de changer les choses. Le Prestige
nous offre l’opportunité unique de faire passer dans la législation un changement global
qui interdirait désormais les pétroliers à coque unique et qui permettrait de lutter plus
efficacement contre les marées noires.
Pourquoi les leçons du passé n’ont-elles pas suffit à nous motiver afin de changer notre
comportement vis-à-vis de la nature ?
Et comment pouvons-nous acquérir cette volonté de changement ?
Peut-être que les leçons apprises des précédentes marées noires n’ont-elles fait
« qu’effleurer la surface ». L’information disponible à un niveau mondial n’était pas
suffisamment détaillée et n’a pas pris en compte toutes les conséquences à long terme des
marées noires. En 1989, l’accident de l’Exxon Valdez a choqué le public avec des
images d’animaux blessés ou morts. Ces images étaient destinées à la télévision : des
animaux sauvages décimés par millions, des plages souillées, des employés de la compagnie
pétrolière et des bénévoles en train de nettoyer les galets un par un et à la main. Une
fois le pétrole disparu, l’accident est sorti de l’esprit du public et de celui des
politiciens.
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