Aller là où nul homme n’a été...

Février 2003
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Une ferme d’aquaculture expérimentale où sont étudiées des éponges des grandes profondeurs afin d’évaluer leur capacité à se développer et à produire des substances chimiques actives biologiquement. Crédit photo : http://oceanexplorer.noaa.gov

Il est temps de faire cet investissement. Jamais auparavant n’avons-nous pu disposer d’une telle quantité d’informations. Jamais auparavant n’avons-nous eu un tel besoin de l’exploration océanique. Le chemin à suivre est clair. Nous possédons de nombreuses ressources, tel le Pew Oceans Commission Report (Rapport de la Commission Pew pour les Océans) et le récent rapport intitulé « Exploration des Océans : un voyage dans l’inconnu » publié par le National Research Council (Conseil National pour la Recherche). Nous avons également accès au rapport émis par la Commission américaine pour une politique des océans, commission agréée par le Congrès.

La marée monte. Les experts ont parlé. Il est maintenant temps. Les meilleurs esprits de ce pays ont été très souvent convoqués ces dernières années. Le Panel pour les Océans créé par le Président à publié son rapport en l’an 2000. Ce document a recommandé qu’un investissement annuel de 75 millions de dollars soit consacré à l’exploration des océans. C’est une somme dérisoire comparée au un milliard de dollars prévus pour relancer le programme spatial américain. Et pourtant, cela signifierait une augmentation notable du budget actuel qui ne représente que 14 millions de dollars par an.

Contrairement à d’autres, je ne crois pas qu’il soit nécessaire ou productif de dénigrer un programme en faveur d’un autre. J’ai toujours approuvé fermement le programme spatial américain et je continuerai à le faire. Néanmoins, je suis tout aussi convaincu de la nécessité d’explorer les océans sur notre propre planète. Le budget annuel courant pour le programme spatial américain est de plus de 15 milliards de dollars, ce qui représente cinq fois le budget alloué à la NOAA – la National Oceanic and Atmospheric Administration (Administration nationale pour l’océan et l’atmosphère). Je pense que le même investissement devrait être fait en faveur de notre planète bleue.


L’éponge Forcepia est une source de lasonolides, des substances qui représentent un espoir pour les traitements contre le cancer.  Crédit photo : http://oceanexplorer.noaa.gov

Les membres du programme spatial comprennent la nécessité d’un investissement plus important en faveur des services dispensés par la NOAA. Quand le sous-comité de la House Science Environment, Technology and Standards (Maison pour les sciences, la technologie et les mesures étalons) tient une réunion pour statuer sur la suppression de certains fonds alloués à l’un des centres de la NOAA situé au Colorado, l’ancien astronaute et responsable scientifique de la NASA, John Grunsfeld, a témoigné pour tenter de sauver ce centre. Il a expliqué l’apport de ce centre au programme spatial.

Monsieur le Président, je vous encourage à être réellement téméraire. Je vous encourage à aller là où nul homme n’a jamais été avant vous. Je vous encourage à engager votre administration à investir un milliard de dollars dans l’exploration océanique. Si nous souhaitons réellement comprendre la planète rouge ou n’importe quel autre astre du système solaire, nous devons d’accord comprendre la planète bleue et ses océans qui lui ont donné la caractéristique unique de porter la vie. Car il est vrai que malgré toutes les explorations du cosmos que nous avons pu entreprendre, la Terre est notre maison et la seule alternative habitable que nous possédons.

Le véritable « pas de géant pour l’humanité » est peut-être sous les flots.

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